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Gin en cuisine moderne : recettes, techniques et accords

Par anthony@rouneau.be 21 min de lecture
Napper les huîtres d’une sauce réduite au gin et aux agrumes

Le gin se cuisine. Dès aujourd’hui, vous pouvez l’utiliser pour déglacer une poêle de saint-jacques, parfumer un sirop pour dessert, faire mariner un poulet aux herbes ou terminer une réduction de fruits rouges. Ce n’est pas une tendance de chef étoilé réservée aux grandes brigades : c’est une technique accessible, à condition de comprendre deux ou trois règles de base sur les profils aromatiques et le dosage.

Pour incorporer le gin en cuisine moderne sans faux pas :

  • Commencez par un accord à table plutôt que par la cuisson : servez un long drink gin-eau gazeuse légèrement dilué en accompagnement d’un plat de poisson ou de fruits de mer. C’est l’entrée la plus simple, sans risque de rater une sauce. Le cocktail-pairing est d’ailleurs une pratique bien établie en restauration moderne.
  • Pour la cuisson, commencez par de petites quantités, entre 20 et 30 ml par portion, et choisissez un gin dont les botanicals complètent les arômes du plat. Un gin floral comme le Lou Gin de Gin de Chimay ira naturellement vers les desserts et les poissons délicats ; un gin plus affirmé comme le Jules Gin tiendra face à une marinade de viande ou une réduction corsée.
  • Privilégiez les styles London Dry et Old Tom pour débuter en cuisine : leurs profils sont lisibles, prévisibles, et ils réduisent bien sans laisser d’amertume résiduelle.

Conseil de pro : Gardez toujours une petite bouteille de 20 cl à portée de main en cuisine. Tester un gin sur une sauce ou un sirop avant d’en acheter une grande bouteille vous évitera bien des surprises.


Points clés

Le gin s’intègre en cuisine moderne par petites quantités, avec un profil aromatique choisi en écho ou en contraste avec les ingrédients du plat, et une technique adaptée à l’objectif (déglaçage, infusion, sirop, accord à table).

Point Détails
Choisir le bon profil Agrumes et herbacé pour poissons et volailles ; épicé et boisé pour viandes rouges et fromages affinés.
Doser avec précision 20–40 ml par portion en cuisson, 5–15 ml pour les desserts ; toujours ajouter en fin de préparation pour les sirops.
Maîtriser la technique Déglaçage, réduction et infusion à froid sont les trois techniques les plus accessibles pour débuter.
Accord à table Un long drink dilué (1 part gin, 3 parts mixer) accompagne mieux un repas qu’un short drink concentré.
Gin de Chimay Lou Gin (floral) pour desserts et poissons, Jules Gin (affirmé) pour marinades et réductions ; coffrets disponibles en ligne.

Table des matières

Pourquoi les botanicals du gin changent tout en cuisine

C’est précisément cette complexité aromatique qui en fait un ingrédient culinaire intéressant, bien au-delà d’un simple alcool de cuisson. Ses botanicals parfument sauces, marinades, infusions et desserts d’une façon qu’aucun autre spiritueux ne reproduit à l’identique.

Les grands profils aromatiques que vous rencontrerez :

  • Agrumes (zeste de citron, pamplemousse, bergamote) : lumineux, tranchants, ils rehaussent les poissons, les vinaigrettes et les desserts fruités.
  • Floral (lavande, rose, sureau, camomille) : délicat, il s’accorde aux volailles légères, aux fromages de chèvre frais et aux sorbets.
  • Herbacé (romarin, thym, basilic, angélique) : ancré, il tient face aux légumes rôtis, aux champignons et aux viandes blanches.
  • Épicé (poivre, cardamome, gingembre, cannelle) : chaleureux, il complète les marinades de viandes rouges et les sauces à base de fruits rouges.
  • Boisé / barrel-aged : rond et vanillé, il se glisse dans les réductions crémeuses et les desserts au chocolat.

Deux règles d’or guident les accords : l’écho (choisir un gin dont un botanical rappelle un ingrédient du plat, comme un gin citronné avec un ceviche) et le contraste (un gin floral contre un fromage affiné puissant). L’écho est plus sûr pour débuter ; le contraste demande un peu plus de maîtrise. Dans les deux cas, le dosage reste la variable la plus critique : trop de gin en cuisson écrase tout le reste.

À retenir : comprendre le profil aromatique d’un gin — citronné, floral, herbacé, épicé — est la clé pour construire des accords réussis. Les agrumes et les herbes fraîches sont les partenaires les plus fiables, quelle que soit la technique choisie.


Quels styles de gin choisir selon votre usage en cuisine ?

Tous les gins ne se comportent pas de la même façon à la chaleur ou dans une marinade froide. Voici les grandes familles et leur utilité concrète :

  • London Dry : sec, dominé par le genévrier et les agrumes, sans sucre ajouté. Polyvalent en cuisine : déglaçage, réductions, marinades. C’est le style de référence pour débuter.
  • Old Tom : légèrement sucré, plus rond. Idéal pour les sirops, les desserts et les sauces où une pointe de douceur est bienvenue.
  • Floral / New Western : botanicals expressifs (sureau, rose, lavande). Parfait pour les infusions à froid, les sorbets et les accords avec poissons délicats ou fromages frais.
  • Barrel-aged : vieilli en fût, notes boisées et vanillées. Réservez-le aux réductions crémeuses, aux desserts au caramel ou aux viandes rouges braisées.
  • Navy Strength (57 % ABV et plus) : très concentré. À utiliser en quantités réduites ; son intensité peut rapidement dominer un plat. Préférez-le pour les flambage ou les marinades courtes.
  • Modern / Contemporain : profils très variés selon la distillerie. Lisez les botanicals avant d’acheter.

Comment choisir un gin pour cuisiner plutôt que pour boire ?

La bouteille que vous sortez pour un gin-tonic n’est pas forcément la meilleure pour une sauce. Voici les questions à se poser avant d’ouvrir le placard :

Checklist pratique avant d’utiliser un gin en cuisine :

  • Le profil dominant (agrumes, floral, épicé) complète-t-il les ingrédients principaux du plat ?
  • Le gin contient-il du sucre ajouté (Old Tom, certains gins modernes) ? Si oui, ajustez l’assaisonnement du plat en conséquence.
  • L’ABV est-il supérieur à 50 % ? Réduisez la quantité ou diluez avant cuisson.
  • Le gin a-t-il des notes de vanille ou de bois ? Évitez-le avec les poissons délicats et les légumes printaniers.
  • Convient-il au poisson ? Oui si profil citronné ou herbacé, non si boisé ou très épicé.
  • Convient-il aux desserts ? Oui si floral ou légèrement sucré (Old Tom), avec modération si très sec.
  • À réserver pour dilution ou infusion ? Oui pour les gins très complexes ou à fort ABV.

Pour les accords à table (cocktail-pairing), le critère change : choisissez un gin dont au moins un botanical résonne avec la sauce ou la garniture du plat. Un gin au poivre de Sichuan avec un magret sauce poivre, par exemple, crée un écho immédiat.

Conseil de pro : Avant d’investir dans une bouteille de 70 cl pour une recette, achetez un format 20 cl ou demandez un échantillon. Gin de Chimay propose ses Jules Gin et Lou Gin en format 20 cl, ce qui permet de tester un profil sur une recette sans engagement.

Lou Gin 20cL


Techniques pour utiliser le gin en cuisine, étape par étape

Déglaçage

Faites revenir votre protéine (saint-jacques, filet de bar, magret) dans une poêle chaude. Retirez-la, versez une petite quantité de gin directement dans la poêle encore chaude, grattez les sucs avec une spatule et laissez réduire une courte période à feu vif. Ajoutez ensuite un fond de volaille ou un jus d’agrume pour allonger. Le gin peut déglacer efficacement à condition de réduire correctement le liquide pour concentrer les arômes sans laisser d’excès d’alcool.

Réductions et sauces

  1. Mélangez 50 ml de gin avec 100 ml de jus d’agrume ou de fond de volaille.
  2. Ajoutez une échalote ciselée et faites réduire de moitié à feu moyen (environ 8–10 minutes).
  3. Montez au beurre hors du feu ou ajoutez 50 ml de crème pour lier.
  4. Rectifiez l’assaisonnement : le gin amplifie le sel, dosez avec attention.

Marinades

  • Proportion recommandée : 20–30 % de gin dans le total liquide (le reste : huile d’olive, jus de citron, herbes).
  • Temps de marinade : 1–2 heures pour les poissons, 4–6 heures pour les volailles, jusqu’à 12 heures pour les viandes rouges.
  • Ne dépassez pas 30 ml de gin pour 400 g de protéine : au-delà, l’alcool commence à « cuire » les fibres superficielles, surtout sur le poisson.

Sirops et infusions

Pour un sirop au gin : faites chauffer de l’eau avec du sucre jusqu’à dissolution, laissez tiédir avant d’ajouter du gin. Ne faites jamais bouillir le gin dans le sirop afin de préserver ses notes délicates. Pour une infusion à froid, infuser le gin avec des herbes ou des thés (Earl Grey, jasmin, romarin) à température ambiante préserve les arômes fins que l’eau chaude déséquilibrerait.

Flambage

Chauffez une quantité modérée de gin dans une petite casserole à basse température, puis versez sur le plat et enflammez immédiatement avec une longue allumette. Gardez un couvercle à portée de main pour éteindre si nécessaire. Ne flambez jamais directement depuis la bouteille.

Conseil de pro : Pour la pâtisserie, diluez le gin dans un sirop ou ajoutez-le en toute fin de préparation pour préserver la tenue des mousses et éviter la perte d’émulsion. Commencez par 5–10 ml pour 500 g de préparation.

Alcool résiduel après cuisson : une réduction de 10 minutes à feu vif élimine environ 60–70 % de l’alcool initial. Un flambage en retire davantage, mais pas la totalité. Tenez-en compte si vous cuisinez pour des enfants ou des personnes évitant l’alcool.


Quels accords mets et gin fonctionnent vraiment ?

Le gin s’accorde à une large palette de plats : la clé réside dans l’équilibre entre le gras du plat, son acidité naturelle et les botanicals du gin choisi.

Fruits de mer et crustacés
Un gin citronné ou herbacé (London Dry classique) tranche parfaitement avec l’iode des huîtres ou la douceur des crevettes. L’acidité du gin nettoie le palais entre chaque bouchée. Évitez les gins très boisés qui écrasent la finesse marine.

Poissons
Profil floral ou agrumes pour les poissons blancs (bar, sole, turbot). Un gin herbacé convient aux poissons plus gras comme le saumon. Servez le gin en long drink très dilué (1 part gin, 3 parts eau gazeuse) pour ne pas dominer la chair.

Volailles
Les gins herbacés (romarin, thym, angélique) s’accordent naturellement au poulet rôti ou au pintadeau. Un gin floral léger fonctionne aussi bien avec une volaille en sauce crème.

Viandes rouges
Réservez les gins épicés ou barrel-aged pour les viandes rouges. Un gin au poivre et cardamome avec un magret ou un carré d’agneau crée un écho aromatique cohérent. Évitez les gins très floraux qui semblent déplacés face à la puissance de la viande.

Fromages
Accord souvent sous-estimé. Un gin floral avec un fromage de chèvre frais, un gin herbacé avec un comté affiné, un barrel-aged avec un bleu. L’alcool tranche le gras et révèle les arômes du fromage.

Desserts
Old Tom ou gin floral pour les desserts fruités et les sorbets. Un gin citronné dans un lemon curd ou une tarte aux agrumes. Évitez les gins très secs (London Dry pur) en dessert : l’amertume du genévrier peut entrer en conflit avec le sucre.

Catégorie Profil gin recommandé Préparation conseillée
Fruits de mer Citronné, herbacé Long drink dilué, réduction légère
Poissons blancs Floral, agrumes Déglaçage, accord à table
Volailles Herbacé, floral léger Marinade, sauce, accord à table
Viandes rouges Épicé, barrel-aged Marinade longue, réduction
Fromages Floral (chèvre), herbacé (affiné) Service à table, accord direct
Desserts Old Tom, floral, citronné Sirop, infusion, sorbet

Cinq recettes modernes à tester chez vous

Ces recettes sont conçues pour être réalisables en moins de 30 minutes, avec des ingrédients courants et un coût maîtrisé. Pour chacune, le point technique crucial est indiqué.

1. Huîtres, réduction gin-citron (10 min, ~8–12 € pour 12 huîtres)
Ingrédients : 12 huîtres, 40 ml de gin London Dry, 30 ml de jus de citron vert, 1 échalote, poivre.
Étapes : faites revenir l’échalote 2 min dans une casserole, ajoutez le gin et le citron, réduisez de moitié à feu vif (3–4 min), laissez tiédir. Versez quelques gouttes sur chaque huître ouverte.
Point crucial : la réduction doit être bien concentrée avant de refroidir, sinon la sauce est trop liquide et trop alcoolisée.

2. Ceviche de bar au gin citronné (15 min + 10 min marinade, ~12–16 €)
Ingrédients : 300 g de bar frais, 50 ml de jus de citron vert, 20 ml de gin floral, coriandre, piment doux, sel.
Étapes : coupez le bar en dés, mélangez avec le citron, le gin et le piment. Laissez mariner 10 min au frais. Ajoutez la coriandre au moment de servir.
Point crucial : ne dépassez pas 10 min de marinade pour le poisson cru, l’alcool et l’acide commencent à modifier la texture au-delà.

3. Marinade poulet herbes et gin (20 min prep + 4 h marinade, ~8–10 €)
Ingrédients : 4 cuisses de poulet, 40 ml de gin herbacé, 60 ml d’huile d’olive, 2 gousses d’ail, romarin, thym, zeste de citron.
Étapes : mélangez tous les ingrédients, enrobez le poulet, filmez et réfrigérez 4 h minimum. Faites cuire au four à 190 °C pendant 35–40 min.
Point crucial : le gin dans la marinade parfume la chair mais s’évapore presque entièrement à la cuisson.

4. Magret, sauce gin-fruits rouges (25 min, ~14–18 €)
Ingrédients : 2 magrets, 50 ml de gin épicé, 100 g de framboises ou myrtilles, 1 c. à soupe de miel, sel, poivre.
Étapes : faites cuire les magrets côté gras 8 min, retournez 4 min. Réservez. Déglacez la poêle avec le gin, ajoutez les fruits rouges et le miel, réduisez 5 min. Nappez les magrets tranchés.
Point crucial : déglacez hors du feu ou à feu très doux pour éviter une flamme incontrôlée.

5. Sorbet citron-gin (15 min + 4 h congélation, ~5–7 €)
Ingrédients : 200 ml de jus de citron, 150 g de sucre, 200 ml d’eau, 30 ml de gin floral ou Old Tom.
Étapes : préparez un sirop (eau + sucre, 5 min à feu doux), laissez refroidir, ajoutez le citron et le gin. Versez en sorbetière ou dans un bac, mixez toutes les heures pendant 4 h.
Point crucial : l’alcool abaisse le point de congélation ; ne dépassez pas 30 ml sinon le sorbet ne prend pas.

Conseil de pro : Pour les recettes à base de gin, inspirez-vous des recettes publiées sur Elle à Table pour varier les approches : infusions, cocktails au thym-gingembre, desserts infusés. La base technique reste la même, les variations sont infinies.


Comment choisir tonic, agrumes et herbes pour l’accord à table ?

Le choix du mixer conditionne autant l’accord que le gin lui-même. Un tonic trop sucré ou trop aromatique peut couvrir les saveurs du plat ; un tonic trop neutre peut laisser le gin trop présent.

Tonics et alternatives :

  • Tonic sec (peu sucré, légèrement amer) : le plus polyvalent à table, il ne concurrence pas les saveurs du plat.
  • Tonic aromatique (fleur de sureau, concombre, agrumes) : à réserver aux plats légers ou aux entrées fraîches.
  • Eau gazeuse nature : la meilleure option pour les accords gastronomiques sérieux. Elle dilue sans interférer.
  • Verjus : acidulé, non alcoolisé, il s’accorde remarquablement bien avec les poissons et les fromages. Les alternatives au tonic comme le verjus ou les thés glacés permettent des accords moins sucrés et plus gastronomiques.
  • Thé glacé (Earl Grey, vert au jasmin) : pour les accords avec volailles et desserts légers.

Agrumes et herbes à avoir en stock :

  • Citron vert et jaune : universels, indispensables.
  • Pamplemousse rose : pour les gins floraux et les plats à base de poisson gras.
  • Romarin, thym, basilic : pour les gins herbacés et les viandes.
  • Concombre : classique avec les gins floraux, rafraîchissant en service.
  • Poivre noir ou rose : pour les gins épicés et les viandes rouges.

Service :

Servez le gin-accord à 8–10 °C, dans un verre à ballon ou un verre à pied large pour que les arômes s’expriment. Utilisez de gros glaçons (ils fondent plus lentement et diluent moins vite). Servez l’accord en début de plat, pas avant : un gin servi à l’apéritif sature le palais avant même que le plat arrive.

Conseil de pro : Favorisez des cocktails longs et légèrement dilués en service à table. Un long drink à 1 part gin pour 3 parts de mixer facilite la digestion et crée des accords plus fins qu’un short drink concentré.


Conservation et dosage : combien de gin utiliser et comment le stocker ?

Dosages de référence par technique

Technique Quantité indicative Remarque
Déglaçage 30–40 ml par portion Réduire 30–45 s à feu vif
Réduction / sauce 40–60 ml pour 2 personnes Réduire de moitié minimum
Marinade 20–30 ml pour 400 g Max 30 % du total liquide
Sirop 20–30 ml pour 200 ml de sirop Ajouter hors du feu
Infusion à froid 30–50 ml pour 500 ml 2–4 h à température ambiante
Dessert / pâtisserie 5–15 ml pour 500 g Ajouter en fin de préparation
Accord à table (long drink) 40–50 ml gin + 120 ml mixer Servir à 8–10 °C

Conservation des bouteilles ouvertes

Une bouteille de gin ouverte se conserve sans problème 12–18 mois si elle est rebouchée hermétiquement, stockée à l’abri de la lumière directe et à température stable (15–20 °C). La chaleur et la lumière dégradent les botanicals délicats, notamment les notes florales. Évitez de stocker votre gin au-dessus de la cuisinière ou près d’une fenêtre exposée.

Pour les sirops et infusions préparés maison : conservez-les au réfrigérateur dans un contenant hermétique, et consommez-les dans les 7–10 jours. Un sirop au gin contient moins d’alcool qu’une bouteille standard, ce qui réduit son effet conservateur naturel.


Pourquoi les gins artisanaux locaux apportent plus en cuisine ?

Un gin de grande série produit en millions de bouteilles est formulé pour la constance et la neutralité. Un gin artisanal, distillé en petites séries, exprime des botanicals choisis avec précision, souvent sourcés localement, avec une signature aromatique que vous ne trouverez pas ailleurs. En cuisine, cette singularité se traduit directement dans l’assiette.

Les avantages concrets des gins artisanaux pour cuisiner :

  • Traçabilité des botanicals : vous savez ce que vous mettez dans votre plat. Un gin au safran local ou aux herbes de la région apporte une identité territoriale à la recette.
  • Expressions uniques : les distillations en single-batch produisent des profils aromatiques plus nets, plus expressifs, qui résistent mieux à la chaleur sans devenir plats.
  • Cohérence avec les ingrédients locaux : un gin artisanal belge s’accorde naturellement avec des produits régionaux (fromages, volailles, légumes de saison).

Gin de Chimay illustre bien cette logique. Fondée par Francis, fort de 30 ans d’expérience culinaire, la maison produit deux gins aux profils bien distincts :

  • Lou Gin : profil floral, délicat, élaboré à partir d’ingrédients locaux de haute qualité. Idéal pour les infusions à froid, les sorbets, les desserts fruités et les accords avec poissons blancs ou fromages frais.
  • Jules Gin : profil plus affirmé, audacieux, avec des botanicals qui tiennent face à la chaleur. Recommandé pour les marinades, les réductions de viande et les sauces corsées.

Pour les recettes présentées dans cet article, le Lou Gin convient aux préparations délicates (ceviche, sorbet, réduction d’huîtres) et le Jules Gin aux préparations plus puissantes (magret, marinade poulet, sauce fruits rouges). Les deux peuvent être utilisés en infusion, avec des résultats différents mais également intéressants.


Combien de temps et combien ça coûte, concrètement ?

Voici une synthèse réaliste des durées et fourchettes de coût pour les principales techniques et recettes abordées, basée sur des ingrédients courants en Europe centrale :

La plupart des techniques de base (déglaçage, réduction simple, sirop) se réalisent en moins de 15 minutes une fois les ingrédients réunis. Les marinades demandent peu de travail actif mais nécessitent du temps de repos. Les recettes complètes (magret, poulet mariné) restent dans une fourchette de 25–45 minutes de préparation active.

Côté budget, la variable principale est la protéine, pas le gin. Comptez 20–30 ml de gin par portion dans une sauce ou une marinade, soit moins de 1 € de gin par assiette si vous utilisez une bouteille à prix raisonnable. Les recettes présentées oscillent entre 5 € (sorbet) et 18 € (magret) pour deux personnes, gin inclus.

Pour les techniques de cuisson et déglaçage, l’investissement en temps est minimal : un déglaçage au gin prend 45 secondes supplémentaires par rapport à un déglaçage à l’eau. La réduction d’une sauce gin-agrumes demande 8–10 minutes. Ce sont des gestes rapides, pas des projets de week-end.

Un coffret dégustation avec deux profils différents (floral et affirmé) représente l’investissement le plus rentable pour un cuisinier qui veut explorer : vous testez deux directions aromatiques sur plusieurs recettes avant de décider quelle bouteille acheter en grand format.


Ce que l’expérience enseigne vraiment sur le gin en cuisine

Le gin en cuisine, c’est une idée qui séduit immédiatement, puis qui déçoit si on l’aborde avec trop d’enthousiasme. La première erreur que font la plupart des cuisiniers : verser trop de gin trop tôt dans la préparation. Le résultat est une sauce qui sent l’alcool plutôt qu’un plat qui sent le genévrier et les herbes.

La règle que j’aurais aimé connaître plus tôt : traitez le gin comme un condiment, pas comme un liquide de cuisson. Quelques dizaines de millilitres, ajoutés au bon moment, suffisent à transformer un plat. Davantage, et vous ne cuisinez plus, vous parfumez à l’excès.

L’autre piège est de choisir un gin trop complexe pour une préparation simple. Un gin avec quinze botanicals différents dans une sauce à deux ingrédients produit un résultat confus. Commencez avec des profils lisibles, un London Dry ou un gin floral bien défini, et montez en complexité une fois que vous avez compris comment le gin se comporte à la chaleur dans votre cuisine, avec vos équipements.

L’expérimentation progressive est la seule méthode qui fonctionne. Changez un paramètre à la fois : d’abord le style de gin, puis la quantité, puis le moment d’ajout dans la préparation. Notez ce qui marche. Et adaptez toujours aux convives : un plat au gin n’est pas approprié pour tout le monde, et un accord à table avec un long drink dilué reste une option plus inclusive qu’une sauce fortement alcoolisée.


Lou Gin et Jules Gin de Chimay : deux profils pour cuisiner

Pour les cuisiniers qui veulent explorer le gin en cuisine sans multiplier les bouteilles, Gin de Chimay propose deux profils complémentaires qui couvrent l’essentiel des usages présentés dans cet article.

Gin de Chimay

Le Lou Gin, floral et délicat, est la bouteille à ouvrir pour les desserts, les infusions à froid, les sorbets et les poissons blancs. Son profil s’appuie sur des botanicals locaux soigneusement sélectionnés, issus d’une distillation en single-batch qui préserve la finesse des arômes. Disponible en format 50 cl sur la boutique, il convient aussi bien à un accord à table qu’à une réduction légère.

Le Jules Gin, plus affirmé, tient face à la chaleur et aux saveurs puissantes. C’est lui que vous sortirez pour une marinade de magret, une sauce aux fruits rouges ou un déglaçage de viande rouge. Son caractère audacieux en fait un gin de cuisine à part entière, pas seulement un gin de dégustation.

Jules Gin 50cL

Pour tester les deux avant de choisir, les coffrets dégustation Gin de Chimay permettent de comparer les deux profils sur vos recettes. C’est le point de départ logique pour un cuisinier qui veut incorporer le gin en cuisine moderne sans investir dans plusieurs grandes bouteilles d’emblée. Commandez directement sur la boutique Gin de Chimay.


Sources

Ces ressources couvrent les techniques, les accords et les recettes abordés dans cet article :

Recommandation

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