Livraison gratuite à partir de 90 € — Uniquement en Belgique

Retour à la boutique
Gin de ChimayGin de ChimayLe Blog
Article de blog

4 siècles d’histoire du gin belge remis en lumière par Gin de Chimay

Par anthony@rouneau.be 7 min de lecture
Alambic traditionnel dans une distillerie belge

Le gin moderne descend du genièvre né dans les anciens Pays‑Bas, dont une partie correspond à l’actuelle Belgique. C’est là, entre le XVIe et le XVIIe siècle, que les distillateurs ont fixé la recette d’un alcool de grain parfumé au genévrier, ancêtre direct du gin anglais, popularisé plus tard. La Belgique connaît aujourd’hui un vrai renouveau artisanal autour de cette histoire, porté par des producteurs locaux comme Gin de Chimay. Les sections suivantes détaillent la chronologie belge et ce cas concret.


En bref:

  • La fabrication du genièvre belge traditionnel utilise du moutwijn, un vin de malt, qui lui confère une texture plus ronde et onctueuse que le gin moderne à alcool neutre.
  • La production de genièvre en Belgique a connu des périodes de déclin dues à des restrictions légales et aux désorganisations causées par les guerres mondiales, mais connaît aujourd’hui un renouveau artisanal.
  • La scène actuelle met en avant des distillateurs locaux comme Gin de Chimay, qui privilégient les ingredients régionaux et la transparence dans leurs petites séries, notamment avec des gins comme Lou Gin et Jules Gin.
  • La dégustation traditionnelle privilégie un service frais dans un verre tulipe, avec des accords tels que fromage, chocolat belge ou tonic artisanal, pour révéler pleinement ses arômes.
  • Le patrimoine du genièvre renforce le tourisme gastronomique belge, avec des musées, distilleries historiques et une offre riche pour les amateurs souhaitant explorer un savoir-faire centenaire.

Table des matières

L’origine du gin belge : du remède médiéval au genièvre populaire

Avant d’être une boisson, le genévrier était un médicament. Les apothicaires du Moyen Âge utilisaient ses baies pour traiter les troubles digestifs et les douleurs rénales, macérées dans de l’alcool ou infusées en tisane. Cette pratique médicinale a traversé les siècles avant de basculer vers l’usage récréatif.

Le passage du remède à la boisson populaire s’opère progressivement aux XVIe et XVIIe siècles dans les provinces qui couvrent aujourd’hui la Belgique et les Pays‑Bas. Plusieurs facteurs expliquent cette transition :

  • Les apothicaires perfectionnent leurs distillations et affinent les recettes à base de moutwijn.
  • Les soldats et marchands diffusent la boisson au fil de leurs déplacements en Europe.
  • Les tavernes urbaines commencent à servir le genièvre comme boisson de sociabilité, et non plus comme remède.

La DH rappelle que cette filiation entre les anciens Pays‑Bas et le gin contemporain reste largement méconnue du grand public, alors que la scène des barmen belges la revendique volontiers.

Chronologie belge : repères clés du XVIe au XXe siècle

L’histoire du genièvre belge suit une trajectoire faite d’essor, de restrictions et de déclin, avant son renouveau récent. Voici les jalons qui structurent cette évolution :

  1. XVIe-XVIIe siècle : émergence du genièvre comme boisson distincte dans les régions néerlandaises et belges actuelles, à partir des recettes médicinales antérieures.
  2. XVIIIe siècle : professionnalisation de la production, avec des distilleries documentées comme celle de Lembecq, preuve d’une activité industrielle structurée bien avant l’ère moderne.
  3. 1601 : premières mesures de restriction sur la vente d’alcool, signe d’une consommation déjà jugée problématique par les autorités locales.
  4. 1919 : la Loi Vandervelde interdit la vente d’alcools forts dans les cafés, un coup dur porté au genièvre belge qui perd sa place dans la sociabilité quotidienne.
  5. 1914-1945 : les deux guerres mondiales désorganisent l’approvisionnement en céréales et ferment nombre de distilleries, accentuant un déclin qui durera tout le XXe siècle.

Ce déclin explique en partie pourquoi tant de distilleries belges ont disparu ou changé de vocation avant la fin du siècle dernier.

Comment fabrique-t-on un genièvre belge traditionnel ?

Le genièvre traditionnel repose sur un ingrédient que le gin moderne n’utilise pas : le moutwijn, un vin de malt obtenu par distillation de céréales fermentées. Sa proportion dans la recette détermine directement la texture du produit fini, plus ronde et beurrée quand le moutwijn domine.

Le Jenevermuseum de Hasselt décrit précisément les étapes de fabrication :

  • La mouture des céréales, généralement orge et seigle, casse l’enveloppe du grain pour libérer l’amidon.
  • La saccharification transforme cet amidon en sucres fermentescibles grâce à l’action du malt.
  • La fermentation convertit ces sucres en alcool sous l’action des levures.
  • La double distillation, parfois une rectification supplémentaire, concentre l’alcool et sépare les têtes, le cœur et les queues de distillation pour isoler la fraction la plus pure.
  • L’aromatisation au genévrier et à d’autres plantes intervient en fin de parcours, souvent lors d’une redistillation.

Cette base de moutwijn distingue nettement le genièvre du gin moderne, qui part généralement d’un alcool neutre plus léger et laisse davantage de place aux notes botaniques.

Conseil de pro : Si vous goûtez un genièvre pour la première fois, cherchez la mention du taux de moutwijn sur l’étiquette. Plus il est élevé, plus la boisson sera onctueuse et proche d’un whisky léger que d’un gin sec classique.

Où voir vivre cette histoire en Belgique aujourd’hui

La Belgique conserve un patrimoine matériel rare sur ce spiritueux, à commencer par le Jenevermuseum de Hasselt, qui possèd’un alambic du XIXe siècle toujours en état de marche et distille selon une recette ancienne. C’est l’un des rares lieux où l’on peut voir concrètement les étapes décrites plus haut, du moutwijn à la rectification.

D’autres traces documentaires complètent ce tableau :

  • La Distillerie de Lembecq, dont les archives attestent d’une activité continue dès le XVIIIe siècle.
  • Des ateliers historiques à Eeklo et dans d’autres villages flamands, où la proximité des terres céréalières a longtemps structuré l’économie locale du genièvre.
  • Des musées régionaux qui exposent alambics, fûts et outils de mouture, souvent liés à des routes touristiques du genièvre.

Le renouveau artisanal : quand la Belgique redécouvre son gin

Depuis le début des années 2020, la demande pour les genièvres et gins artisanaux repart nettement à la hausse en Belgique. Le Whisky Mag souligne que ce regain doit beaucoup au travail des barmen, qui réintègrent la catégorie dans des cocktails classiques comme le Martinez. Les guides touristiques, dont Lonely Planet, recensent désormais une belle diversité de genièvres et gins produits à l’échelle artisanale à travers le pays.

Cette nouvelle génération de distillateurs mise sur les botaniques locales, les petites séries et une traçabilité assumée des ingrédients plutôt que sur des volumes industriels. C’est exactement la logique que suit Gin de Chimay, fondée par Francis après trente ans d’expérience culinaire.

Le Lou Gin, floral et tout en finesse, et le Jules Gin, plus audacieux, illustrent deux directions possibles pour un même terroir belge : l’un joue la délicatesse, l’autre la puissance aromatique.

Le Jules Gin de Chimay reste un exemple concret de cette approche artisanale, avec des ingrédients locaux et une production à échelle humaine, loin des standards des grandes marques industrielles.

Comment déguster un genièvre ou un gin belge

Le genièvre se déguste traditionnellement frais, dans un petit verre tulipe qui concentre les arômes sans les écraser. Le gin, plus polyvalent, tolère aussi bien le service pur que le cocktail.

Quelques pistes d’accords typiquement belges :

  • Un fromage de type Chimay ou un autre fromage à pâte pressée s’accorde bien avec un genièvre à fort taux de moutwijn.
  • Le chocolat noir belge répond naturellement aux notes de genévrier et d’agrumes présentes dans de nombreux gins locaux.
  • Un tonic artisanal et une touche d’agrumes suffisent pour révéler un gin floral sans le masquer.

Pour approfondir, rien ne remplace une visite au Jenevermuseum ou un détour par une distillerie artisanale, comme le suggère aussi ce guide sur les expériences gastronomiques à Bruges.

Pourquoi le patrimoine du genièvre compte pour la Belgique aujourd’hui

Ce patrimoine n’est pas qu’une curiosité historique : il nourrit un vrai tourisme gastronomique, des musées de Hasselt aux petites distilleries qui rouvrent un peu partout dans le pays. Pour les producteurs locaux, c’est une occasion réelle de raconter une histoire vieille de quatre siècles avec des recettes résolument actuelles. Pour le visiteur ou l’amateur, explorer cette filière belge, c’est goûter un savoir-faire qu’aucun autre pays ne peut revendiquer de la même façon.

— Le gin de Chimay

Envie de prolonger cette histoire par la dégustation ? Découvrez comment reconnaître un gin artisanal face à une production industrielle et explorez la boutique Gin de Chimay pour découvrir le Lou Gin et le Jules Gin, deux expressions actuelles de ce patrimoine belge.

Sources

Recommandations

Gin de Chimay

Passez à la dégustation

Gins, rhums et créations sans alcool, élaborés artisanalement à Chimay. Livraison gratuite dès 90 € en Belgique.

Découvrir la boutique